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sommet Afrique-France 2021

A Montpellier, Emmanuel Macron annonce la création d’un fonds pour le développement de la démocratie en Afrique
Lors du sommet Afrique-France, le président a par ailleurs affirmé que la France devait assumer « sa part d’africanité » et a annoncé la restitution au Bénin, à la fin d’octobre, de 26 œuvres d’art pillées au palais d’Abomey.
« On ne peut pas avoir un projet d’avenir pour la France si elle n’assume pas sa part d’africanité », a lancé Emmanuel Macron lors du sommet Afrique-France qui s’est tenu vendredi 8 octobre à Montpellier. Soulignant que « près de sept millions de Français sont intimement, familialement liés à l’Afrique », le président a évoqué une « dette » envers « un continent qui fascine le monde entier, qui parfois en effraie d’autres ».


A l’issue de la journée, Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces, suivant des recommandations du rapport élaboré par l’intellectuel camerounais Achille Mbembe, chargé de préparer le sommet. D’abord, un « fonds d’innovation pour la démocratie en Afrique », avec une « gouvernance indépendante », doit être créé. Doté de 30 millions d’euros sur trois ans, ce fonds doit aider les « acteurs du changement » notamment sur les questions de gouvernance et de démocratie.
Autre annonce du président : la mise à l’étude d’une « maison des mondes africains et des diasporas », future institution consacrée à l’Afrique, une des autres propositions du rapport Mbembe. Une mission d’étude devra rendre ses propositions dans les six mois. Un fonds d’amorçage doté de 10 millions d’euros sera également créé pour aider des entreprises africaines innovantes du secteur du numérique, dans le cadre de l’initiative Digital Africa de soutien aux start-up africaines. Enfin, la France va aussi mettre en place un fonds pour aider les musées africains à accueillir des œuvres internationales et un programme de soutien aux académies sportives africaines.Seul chef d’Etat présent, puisque les dirigeants africains, prévus dans une version initiale du sommet en 2020, n’ont finalement pas été invités, M. Macron s’exprimait devant 3 000 personnes, dont environ 700 jeunes représentants de la société civile africaine.
« Travail de vérité » plutôt que de « honte de soi »
Parmi ces derniers, certains ont bousculé les usages en interpellant le président français plus tôt dans la journée. « La rupture a été voulue par les Africains, il ne faut pas croire qu’elle se décide à Montpellier », s’est d’abord exclamée une jeune Malienne, Adam Dicko. « L’Afrique n’est pas un continent de misère ou de chômage, mais un continent jeune, optimiste, enthousiaste », a-t-elle poursuivi. Sur scène, M. Macron écoutait attentivement, prenant des notes, avant une séance de réponses.

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